Notre commune se situe dans le Hurepoix, une petite région qui forme un croissant bordant le sud de la
capitale, de la forêt de Rambouillet à l’ouest, jusqu’à Fontainebleau à l’est.
Dourdan en fut la capitale historique. Avec ses quelques 660 ha de terres
agricoles et ses 497 ha de bois, Forges les Bains est la commune la plus grande,
mais aussi la plus boisée de la Communauté de Communes du Pays de Limours
(CCPL).
Avec son bourg tout en longueur, accompagnant le cours
tranquille du "petit Muce", le village s’allonge
paisiblement de part et d’autre de son église nichée sur un monticule
surplombant de toute sa hauteur le cœur du village. Notre commune se répartit
entre le bourg et plusieurs hameaux : Ardillières, Malassis, Chardonnet, Bois
d’Ardeau et Bajolet. Des lieux que nous découvrirons ensemble lors de prochains
articles, si vous le voulez bien !
Anciennement appelée Forgiae, petites maisons en latin, notre
commune est très ancienne. On peut y retrouver des écrits du XIème siècle de
l’époque de Louis VI
dit "le Gros", mais il ne fait
aucun doute maintenant que Forges les Bains est bien plus ancien encore,
puisque l’on a retrouvé en 1966 des vestiges datant du 1er, 2ème, et
3ème siècle (époque gallo-romaine). La présence des sources, si nombreuses à
Forges, a toujours attiré l’homme. Il y trouvait là l’eau indispensable à la
vie. De plus la forêt qui devait recouvrir certainement toute la région à cette
époque, apportait gibiers nécessaires et bois pour le logement et le feu.
De nombreux
personnages illustres sont passés par Forges.
Aux XVIe et XVIIe siècles, la région attire de nombreuses
visites royales ! François Ier
y venait chasser, mais aussi rendre visite a Anne de Pisseleu,
duchesse d'Étampes et favorite du roi. A qui le château de Limours,
et la seigneurie d'Angervilliers appartenait. Louis XIII posséda lui
aussi le château de Limours, il venait consulter son médecin Jean Héroard,
seigneur de Vaugrigneuse. Selon lui, les eaux de Forges étaient très appréciées
de Louis XIII et d’Anne d’Autriche. Ils en buvaient lorsqu’ils lui rendaient
visite à Vaugringneuse. Celui-ci attribue même aux eaux de Forges la grossesse
tardive de la reine ! Il y a eu également le cardinal de Richelieu, Gaston d'Orléans Duc
d'Orléans (frère du roi Louis XIII), tous deux seigneurs de Limours. Ou encore La comtesse de Brionne, qui fut également châtelaine de Limours jusqu’à la
révolution. Une femme célèbre de par sa beauté et son esprit ! Le
château de Pivot, qui était autrefois dans les dépendances de l’ancien domaine
de Limours, lui appartenait. D'après Le Parisien, la reine Marie-Antoinette venait
prendre les eaux à Forges ! Forges-les-Bains, station thermale de
Marie-Antoinette… Information à vérifier. En effet, il est bien étonnant que la
reine se fut baignée en dehors de Versailles. Bien il n'y avait pas de
paparazzi au 18ème siècle !
Le XIXe siècle
et les eaux de Forges.
A partir de 1822, et surtout à la faveur de sources
thermales, Forges acquiert une certaine notoriété ! Notamment, avec un
premier établissement de bains qui ouvre ses portes en 1838 (parc des Thermes),
puis un second en 1841 (rue du général Leclerc - ancienne MCL). En 1859,
s’ouvre à Forges un hôpital, succursale de l’hôpital des Enfants Malades. Celui-ci,
accueille des enfants scrofuleux. L’hôpital sera agrandi en 1880, puis en 1882,
on y ajoute un orphelinat pour les garçons de 7 à 16 ans. Après la 2ème guerre
de 1939/1945, l’hôpital est définitivement affecté aux enfants convalescents
traités dans les hôpitaux parisiens. Il devient ensuite, un site pour les
enfants placés en foyer par la DDASS.
Inutilisé depuis le début des années 2000, celui-ci ferme officiellement ses
portes en 2009.
A partir de 1857, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans prolonge la ligne de Sceaux par un tronçon à
voie unique de Saint-Rémy-lès-Chevreuse à Limours, qui en sera le nouveau
terminus. Le prolongement de la ligne, et la nouvelle gare de Limours, sont
inaugurés le 26 août 1867. Celle-ci est ouverte au trafic des marchandises
en 1871. Ce nouveau moyen de transports à proximité, permettra à Forges
accueillir encore plus de visiteurs venus "prendre les eaux".
Et puis et surtout, en 1861, Forges prend le nom de
Forges les Bains suite à une requête déposée auprès de Napoléon III. Grâce
à cela, Forges les Bains de connaîtra une grande activité, les sources thermales
bien sûr, mais aussi à la création de la Société Fermière des Eaux de Forges
les Bains en 1906…
Différents
personnages sont nés, décédés ou ont vécu à Forges-les-Bains.
- Benoît Frachon (1893-1975), homme
politique et syndicaliste s'est caché pendant la Seconde Guerre
mondiale à la villa « Les Roses », rue du Docteur-Babin.
- Roger Lersy (1920-2004), artiste peintre et
compositeur musical, vécut à Forges-les-Bains où il s'éteignit.
- Pierre Tal Coat (1905-1985), artiste peintre
de l'école de Paris, s'est installé à Forges de 1957 à 1961.
- Pierre Robert de Saint-Vincent,
général français, grand Officier de la Légion d'Honneur, juste parmi
les nations, membre de la famille de Saint-Vincent à qui
appartient toujours le château de Forges les Bains.
- Le comte Serge Dimitrievitch Tolstoy,
conseiller d’État russe, cousin éloigné de l’écrivain LéonTolstoï (1828-1910) auteur du "roman Guerre et Paix",
et du poète Alexis Tolstoï (1883-1945) auteur
du roman historique "Ivan le Terrible ou La Russie au XVIe siècle",
s’installe avec son épouse dans la maison basse qui jouxte le chemin de la
Fontaine au Curé, puis il achète ce que nous appelons la maison russe, sur
la place de l’église et la maison située derrière l’église.
- La chanteuse Lââm née à Paris, a été placée au centre d’accueil de
Forges-les-Bains par la DDASS, durant 3 ans dans les années 1980.
- Le chanteur Maître Gims arrivé en France à l’âge de 2 ans, à été placé au
centre d’accueil de Forges-les-Bains par la DDASS à 3 ans avec ses deux frères.
De nos jours, Forges les Bains abrite encore de nombreux patrimoines
architecturaux de son glorieux passé ! On peut citer entre autres: L’église, la mairie (le
château de La Halette), Le château de Forges-les-Bains, L’Hôpital des enfants,
fermes fortes et lavoirs, belles maisons de maître… Des lieux que nous
découvrirons ensemble lors de prochains articles. Mais, c’est aussi des
paysages où il fait bon s’y promener en famille, des bois dans lesquels il fait
bon s’y perdre, surtout quand au sortir, la simple vue d’une prairie vous
ramène le temps d’un instant magique, quelques siècles en arrière. Alors oui,
notre commune est à la fois rurale et urbaine. Un peu comme une sorte de point
d’équilibre entre tradition et modernité, entre hier et aujourd’hui, voire
même, peut-être, demain… Ici, le paradis est devant nos yeux, encore faut-il y
consentir un doux effort pour les ouvrir ! Et là… il est rare que l’on
soit déçu de ce que l’on perçoit !
La découverte de ce qui nous entoure ne peut se résumer à
ces quelques lignes ! Alors si vous le voulez, nous partirons ensemble au
cours de prochains articles, plus en détails, à la découverte de l’histoire et
du patrimoine qui ont marqué notre commune. Mais aussi, de la diversité et la
singularité qui caractérisent son patrimoine culturel et naturel. Nous sillonnerons
ensemble Forges les Bains et ses alentours connus ou méconnus, à la découverte
de ses secrets, de lieux ou endroits cachés, insolites, surprenants, qui
méritent le détour !
Sources : "Forges Les Bains"
de Marcelle Petit Edition du soleil natal - Wikipédia.
Photos : Livre "Forges Les Bains"
de Marcelle Petit - "Hôtel
de Ville de Forges les Bains" Yves Ducourtioux.
Éric.L





