samedi 4 novembre 2023

Zones humides… Espaces porteurs de biodiversité !

Depuis le début du XXe siècle, plus de 50% des zones et milieux humides ont disparu en France, dont la moitié entre 1960 et 1990 ! Par l’intensification des pratiques agricoles, mais aussi les aménagements hydrauliques inadaptés, ou encore la pression de l’urbanisation et des infrastructures de transport…
 
Marais, tourbières, prairies et forêts humides… entre terre et eau, les milieux humides présentent de multiples facettes et elles se caractérisent par une biodiversité exceptionnelle ! Lorsqu’elles sont préservées, les zones humides nous offrent de nombreux avantages et bienfaits. Elles contribuent fortement à un bon fonctionnement et à une régulation des milieux et à la biodiversité associée. Mais aussi, elles contribuent pareillement à augmenter la résilience du territoire face aux inondations, aux sécheresses, et pollutions. De plus, elles participent à la constitution d’espaces de quiétude et de calme, de zones rafraichissantes notamment en période de chaleurs.

On peut distinguer trois types de zones humides à l’intérieur des terres :
- Les marais, mares naturelles, tourbières, prairies, landes et forêts humides.
- Les milieux humides composés d’eau salée ou saumâtre, que l’on trouve dans les estuaires, lagunes, étangs d’arrière-dunes, vasières, mangroves.
- Les milieux humides aménagés par l’Homme.
 
Ces espaces sont porteurs d’une biodiversité riche avec d’innombrables espèces de plantes et d’animaux ! Oiseaux, amphibiens, poissons, insectes ou mollusques… En France métropolitaine, un tiers des 277 espèces connues d’oiseaux nicheurs dépend de ces zones humides.
 
Compte tenu des enjeux environnementaux, économiques et sociaux, ces milieux menacés par les activités humaines et les changements globaux, doivent faire l’objet d’une attention toute particulière ! La France s’est engagée à préserver les zones humides sur son territoire, notamment à travers la signature de la Convention internationale de Ramsar.
 
"Espaces de transition entre la terre et l’eau, véritables réservoirs de biodiversité, les zones humides occupent une place prépondérante dans l’équilibre fragile de notre environnement. Extrêmement riches, ces espaces génèrent des services environnementaux indéniables, et se doivent d’être protégés !" 
 
Éric.L


Vidéo, présenté par l'Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, qui nous explique l’intérêt des zones humides.

     

vendredi 2 juin 2023

Rendez-vous aux jardins 2023… Pour tous les amoureux du jardin !

"L'innocente beauté des jardins et des jours allait faire à jamais le charme de ma vie"
   - Jean de La Fontaine - 

L'événement "Rendez-vous aux jardins" est de retour dans toutes la France pour la 20ème édition.  Les Rendez-vous aux jardins auront lieu le vendredi 2 juin, le samedi 3 et le dimanche 4 juin 2023, sur le thème "Les musiques du jardin". Ces Rendez-vous aux Jardins vous invitent à découvrir, explorer et vous immerger dans les plus beaux jardins !
 
Conçue pour éveiller les sens et faire découvrir à chacun la variété et la richesse des jardins, cette manifestation met en valeur, depuis son origine en 2003, l’art du jardin et le rôle essentiel qu’il joue pour notre bien-être, tant en ville qu’en milieu rural. Un rendez-vous annuel de référence ! Outre l’ouverture massive de parcs et jardins privés et publics plus de 2200 en France, cette manifestation est l’occasion de mettre en place des visites guidées, démonstrations de savoir-faire, circuits de jardins, promenades musicales, jeux/concours, animations théâtrales, etc.
 
Pendant tout le week-end, vous pourrez partir à la rencontre de tous les acteurs du jardin, qu'il s'agisse des jardiniers, des paysagistes, des botanistes ou simplement des propriétaires pour partager leur passion ainsi que leurs connaissances. Ce sera également l'occasion de se pencher sur les effets du réchauffement climatique au jardin : modification du rythme des saisons, apparition de nouveaux parasites, nouvelle palette végétale… Les professionnels du secteur présenteront également les actions mises en œuvre pour adapter les pratiques du jardinage et préserver la biodiversité.
 
Cette manifestation est organisée par le ministère de la Culture en collaboration avec le Centre des monuments nationaux, le Comité des Parcs et Jardins de France, les Vieilles Maisons Françaises, la Demeure Historique, les Villes et Pays d’art et d’histoire et les Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement. Elle permet également de valoriser les actions et mises en œuvre initiées pour faire connaître, protéger, conserver, entretenir, restaurer, créer des jardins, former des jardiniers d’art et assurer la transmission des savoir-faire.

 
"Amoureux du jardin, amateurs et néophytes, voici une manifestation qui devrait vous plaire ! Au programme, un week-end pour découvrir les plus beaux jardins de nos régions et partir à la rencontre des acteurs du paysage. Un beau programme en perspective !"
 
  Éric.L 


Rendez-vous aux jardins 2023.https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/

vendredi 2 septembre 2022

Les lavoirs, souvenirs d’une époque !

« Le patrimoine est une valeur d’une grande richesse qui caractérise un terroir, une époque, un savoir ou un événement, transmis de génération en génération ! »

Un élément du patrimoine commun, et bien souvent les passants que nous sommes, n’y jetons habituellement qu’un coup d’œil rapide. Chaque commune en possède plusieurs et à première vue ils se ressemblent tous. Malheureusement certains d’entre eux, depuis leur abandon, demeurent enfouis sous les broussailles. Et pourtant, témoin de notre passé, ce patrimoine fragile mérite d’être conservé !

Nous sommes souvent attirés par une église, un manoir ou un château, rarement par un lavoir, même si celui-ci a été restauré avec soin, réhabilité par les employés communaux ou par une équipe de bénévoles. Aurions-nous établi une hiérarchie entre les éléments de notre patrimoine ? Pourtant ces témoins du passé oublié furent particulièrement importants dans la vie quotidienne de nos ancêtres !  

La plupart des lavoirs datent du XIXe siècle. Avant le lavage se faisait dans les mares, les étangs ou sur le bord des ruisseaux ou rivières. Bien sùr ils en existaient bien avant cela, mais c’étaient des lavoirs privés, que les propriétaires mettaient parfois à la disposition des habitantes, mais peu de lavoirs publics. Par une loi du 3 février 1851, l’Etat décida de prendre à sa charge jusqu’à 30% des frais de construction des lavoirs communaux. Ce fut l’élément déclencheur d’une vague de constructions qui toucha toutes les communes de France. En dehors des impératifs d’hygiène et de salubrité, le lavoir avait l’avantage de réunir deux fonctions indispensables: l’une pratique, l’autre sociale.

Très utilisé par les lavandières, plusieurs fois par semaine, un défilé de brouettes lourdement chargées, plus ou moins stables, avec de périlleux trajets, surtout avant qu’une catastrophe n’arrive… A ce sujet, il me revient en mémoire des expressions que seuls les « jeunes  » de ce temps ont pu entendre:  » Ça branle ! Tin bon la ridelle Marie, la bérouett va d’guingois ! » Le travail était pénible pour ces femmes, agenouillées, elles frottaient, tapaient et rinçaient le linge pendant plusieurs heures dans de l’eau froide. Mais Les conversations et potins allaient bon train durant le labeur, et les nouvelles étaient colportées comme il se doit ! Les lavandières faisaient et défaisaient les mariages, les amourettes, les naissances, colportant joyeusement ragots et nouvelles. Il faut dire aussi qu’a l’époque, il n’y avait pas encore de télévision ni de téléphone. Faire la conversation au lavoir était bien souvent le seul lien social de la semaine. Car les autres jours, les travaux ménagers et autres réservés aux femmes ne manquaient pas, et les robots ménagers n’avaient pas encore facilité le travail… Et puis, l’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle. Le lavoir a laissé la place à la machine à laver, bien plus pratique à partir de 1950.

Sur notre commune, nous avons encore la chance d’en avoir en très bon état, celui de la rue des Richards, ou encore celui d’Ardillières. Tous les deux sont du XIXe siècle et ont été restauré il n’y a pas si longtemps (quelques dizaines d’années) et se doivent d’être entretenus afin de les conserver.  

Celui de la rue des Richards : Situé au cœur du village à proximité de l’église, ce lavoir est  de type « au fil de l’eau »,  le long du ruisseau le petit Muce. Il est construit sur une base de plan rectangulaire, et se compose d’un bâtiment à 2 pans de toiture, couvert de tuiles, avec une charpente en chêne servant d’abri accolé à un bassin. Il est situé en contrebas d’un pont en pierre. Ce lavoir est inscrit à l’inventaire du patrimoine départemental.


Celui d’Ardillières : Restauré en 1985, lui aussi est de forme rectangulaire, et totalement couvert par un toit à quatre pentes, en tuiles, soutenu par des piliers et une charpente en chêne. La cuve est enterrée et entourée de dalles en grès sur lesquelles était lavé le linge autrefois. Le lavoir se situe proche du cours d’eau la Prédecelle, il est alimenté par une source ayant un débit permanent.



Alors de nos jours qui se souvient des lavandières ? Désormais dans les lavoirs désertés, il n’y a plus que le bruit de l’eau. Elle chantonne sans plus jamais être accompagnée de voix, de rires et de regards, elle court limpide,  n’emportant plus de traînées savonneuses. Alors si vous passez par là, arrêtez-vous quelques instants, et laissez vous porter par le charme de l’endroit ! Mais sans oublier qu’il y eut un temps, où ces lieux étaient plein de vie. Ils sont les témoins des grands et petits moments de notre village, les lavoirs évoquent le souvenir d’une époque révolue et rappellent le dur labeur de nos aïeules !   
 
  Éric.L