vendredi 2 juin 2023

Rendez-vous aux jardins 2023… Pour tous les amoureux du jardin !

"L'innocente beauté des jardins et des jours allait faire à jamais le charme de ma vie"
   - Jean de La Fontaine - 

L'événement "Rendez-vous aux jardins" est de retour dans toutes la France pour la 20ème édition.  Les Rendez-vous aux jardins auront lieu le vendredi 2 juin, le samedi 3 et le dimanche 4 juin 2023, sur le thème "Les musiques du jardin". Ces Rendez-vous aux Jardins vous invitent à découvrir, explorer et vous immerger dans les plus beaux jardins !
 
Conçue pour éveiller les sens et faire découvrir à chacun la variété et la richesse des jardins, cette manifestation met en valeur, depuis son origine en 2003, l’art du jardin et le rôle essentiel qu’il joue pour notre bien-être, tant en ville qu’en milieu rural. Un rendez-vous annuel de référence ! Outre l’ouverture massive de parcs et jardins privés et publics plus de 2200 en France, cette manifestation est l’occasion de mettre en place des visites guidées, démonstrations de savoir-faire, circuits de jardins, promenades musicales, jeux/concours, animations théâtrales, etc.
 
Pendant tout le week-end, vous pourrez partir à la rencontre de tous les acteurs du jardin, qu'il s'agisse des jardiniers, des paysagistes, des botanistes ou simplement des propriétaires pour partager leur passion ainsi que leurs connaissances. Ce sera également l'occasion de se pencher sur les effets du réchauffement climatique au jardin : modification du rythme des saisons, apparition de nouveaux parasites, nouvelle palette végétale… Les professionnels du secteur présenteront également les actions mises en œuvre pour adapter les pratiques du jardinage et préserver la biodiversité.
 
Cette manifestation est organisée par le ministère de la Culture en collaboration avec le Centre des monuments nationaux, le Comité des Parcs et Jardins de France, les Vieilles Maisons Françaises, la Demeure Historique, les Villes et Pays d’art et d’histoire et les Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement. Elle permet également de valoriser les actions et mises en œuvre initiées pour faire connaître, protéger, conserver, entretenir, restaurer, créer des jardins, former des jardiniers d’art et assurer la transmission des savoir-faire.

 
"Amoureux du jardin, amateurs et néophytes, voici une manifestation qui devrait vous plaire ! Au programme, un week-end pour découvrir les plus beaux jardins de nos régions et partir à la rencontre des acteurs du paysage. Un beau programme en perspective !"
 
  Éric.L 


Rendez-vous aux jardins 2023.https://ptitrapporteurdumagarin.blogspot.com/

vendredi 2 septembre 2022

Les lavoirs, souvenirs d’une époque !

« Le patrimoine est une valeur d’une grande richesse qui caractérise un terroir, une époque, un savoir ou un événement, transmis de génération en génération ! »

Un élément du patrimoine commun, et bien souvent les passants que nous sommes, n’y jetons habituellement qu’un coup d’œil rapide. Chaque commune en possède plusieurs et à première vue ils se ressemblent tous. Malheureusement certains d’entre eux, depuis leur abandon, demeurent enfouis sous les broussailles. Et pourtant, témoin de notre passé, ce patrimoine fragile mérite d’être conservé !

Nous sommes souvent attirés par une église, un manoir ou un château, rarement par un lavoir, même si celui-ci a été restauré avec soin, réhabilité par les employés communaux ou par une équipe de bénévoles. Aurions-nous établi une hiérarchie entre les éléments de notre patrimoine ? Pourtant ces témoins du passé oublié furent particulièrement importants dans la vie quotidienne de nos ancêtres !  

La plupart des lavoirs datent du XIXe siècle. Avant le lavage se faisait dans les mares, les étangs ou sur le bord des ruisseaux ou rivières. Bien sùr ils en existaient bien avant cela, mais c’étaient des lavoirs privés, que les propriétaires mettaient parfois à la disposition des habitantes, mais peu de lavoirs publics. Par une loi du 3 février 1851, l’Etat décida de prendre à sa charge jusqu’à 30% des frais de construction des lavoirs communaux. Ce fut l’élément déclencheur d’une vague de constructions qui toucha toutes les communes de France. En dehors des impératifs d’hygiène et de salubrité, le lavoir avait l’avantage de réunir deux fonctions indispensables: l’une pratique, l’autre sociale.

Très utilisé par les lavandières, plusieurs fois par semaine, un défilé de brouettes lourdement chargées, plus ou moins stables, avec de périlleux trajets, surtout avant qu’une catastrophe n’arrive… A ce sujet, il me revient en mémoire des expressions que seuls les « jeunes  » de ce temps ont pu entendre:  » Ça branle ! Tin bon la ridelle Marie, la bérouett va d’guingois ! » Le travail était pénible pour ces femmes, agenouillées, elles frottaient, tapaient et rinçaient le linge pendant plusieurs heures dans de l’eau froide. Mais Les conversations et potins allaient bon train durant le labeur, et les nouvelles étaient colportées comme il se doit ! Les lavandières faisaient et défaisaient les mariages, les amourettes, les naissances, colportant joyeusement ragots et nouvelles. Il faut dire aussi qu’a l’époque, il n’y avait pas encore de télévision ni de téléphone. Faire la conversation au lavoir était bien souvent le seul lien social de la semaine. Car les autres jours, les travaux ménagers et autres réservés aux femmes ne manquaient pas, et les robots ménagers n’avaient pas encore facilité le travail… Et puis, l’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle. Le lavoir a laissé la place à la machine à laver, bien plus pratique à partir de 1950.

Sur notre commune, nous avons encore la chance d’en avoir en très bon état, celui de la rue des Richards, ou encore celui d’Ardillières. Tous les deux sont du XIXe siècle et ont été restauré il n’y a pas si longtemps (quelques dizaines d’années) et se doivent d’être entretenus afin de les conserver.  

Celui de la rue des Richards : Situé au cœur du village à proximité de l’église, ce lavoir est  de type « au fil de l’eau »,  le long du ruisseau le petit Muce. Il est construit sur une base de plan rectangulaire, et se compose d’un bâtiment à 2 pans de toiture, couvert de tuiles, avec une charpente en chêne servant d’abri accolé à un bassin. Il est situé en contrebas d’un pont en pierre. Ce lavoir est inscrit à l’inventaire du patrimoine départemental.


Celui d’Ardillières : Restauré en 1985, lui aussi est de forme rectangulaire, et totalement couvert par un toit à quatre pentes, en tuiles, soutenu par des piliers et une charpente en chêne. La cuve est enterrée et entourée de dalles en grès sur lesquelles était lavé le linge autrefois. Le lavoir se situe proche du cours d’eau la Prédecelle, il est alimenté par une source ayant un débit permanent.



Alors de nos jours qui se souvient des lavandières ? Désormais dans les lavoirs désertés, il n’y a plus que le bruit de l’eau. Elle chantonne sans plus jamais être accompagnée de voix, de rires et de regards, elle court limpide,  n’emportant plus de traînées savonneuses. Alors si vous passez par là, arrêtez-vous quelques instants, et laissez vous porter par le charme de l’endroit ! Mais sans oublier qu’il y eut un temps, où ces lieux étaient plein de vie. Ils sont les témoins des grands et petits moments de notre village, les lavoirs évoquent le souvenir d’une époque révolue et rappellent le dur labeur de nos aïeules !   
 
  Éric.L

vendredi 12 août 2022

Partons à la découverte de Forges les Bains !

Notre commune se situe dans le Hurepoix, une petite région qui forme un croissant bordant le sud de la capitale, de la forêt de Rambouillet à l’ouest, jusqu’à Fontainebleau à l’est. Dourdan en fut la capitale historique. Avec ses quelques 660 ha de terres agricoles et ses 497 ha de bois, Forges les Bains est la commune la plus grande, mais aussi la plus boisée de la Communauté de Communes du Pays de Limours (CCPL).
 
Avec son bourg tout en longueur, accompagnant le cours tranquille du "petit Muce", le village s’allonge paisiblement de part et d’autre de son église nichée sur un monticule surplombant de toute sa hauteur le cœur du village. Notre commune se répartit entre le bourg et plusieurs hameaux : Ardillières, Malassis, Chardonnet, Bois d’Ardeau et Bajolet. Des lieux que nous découvrirons ensemble lors de prochains articles, si vous le voulez bien !
 
Anciennement appelée Forgiae, petites maisons en latin, notre commune est très ancienne. On peut y retrouver des écrits du XIème siècle de l’époque de Louis VI dit "le Gros", mais il ne fait aucun doute maintenant que Forges les Bains est bien plus ancien encore, puisque l’on a retrouvé en 1966 des vestiges datant du 1er, 2ème, et 3ème siècle (époque gallo-romaine). La présence des sources, si nombreuses à Forges, a toujours attiré l’homme. Il y trouvait là l’eau indispensable à la vie. De plus la forêt qui devait recouvrir certainement toute la région à cette époque, apportait gibiers nécessaires et bois pour le logement et le feu.
 
De nombreux personnages illustres sont passés par Forges.
Aux XVIe et XVIIe siècles, la région attire de nombreuses visites royales ! François Ier y venait chasser, mais aussi rendre visite a Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes et favorite du roi. A qui le château de Limours, et la seigneurie d'Angervilliers appartenait. Louis XIII posséda lui aussi le château de Limours, il venait consulter son médecin Jean Héroard, seigneur de Vaugrigneuse. Selon lui, les eaux de Forges étaient très appréciées de Louis XIII et d’Anne d’Autriche. Ils en buvaient lorsqu’ils lui rendaient visite à Vaugringneuse. Celui-ci attribue même aux eaux de Forges la grossesse tardive de la reine ! Il y a eu également le cardinal de Richelieu, Gaston d'Orléans Duc d'Orléans (frère du roi Louis XIII), tous deux seigneurs de Limours. Ou encore La comtesse de Brionne, qui fut également châtelaine de Limours jusqu’à la révolution. Une femme célèbre de par sa beauté et son esprit ! Le château de Pivot, qui était autrefois dans les dépendances de l’ancien domaine de Limours, lui appartenait. D'après Le Parisien, la reine Marie-Antoinette venait prendre les eaux à Forges ! Forges-les-Bains, station thermale de Marie-Antoinette… Information à vérifier. En effet, il est bien étonnant que la reine se fut baignée en dehors de Versailles. Bien il n'y avait pas de paparazzi au 18ème siècle !
 
Le XIXe siècle et les eaux de Forges.
A partir de 1822, et surtout à la faveur de sources thermales, Forges acquiert une certaine notoriété ! Notamment, avec un premier établissement de bains qui ouvre ses portes en 1838 (parc des Thermes), puis un second en 1841 (rue du général Leclerc - ancienne MCL). En 1859, s’ouvre à Forges un hôpital, succursale de l’hôpital des Enfants Malades. Celui-ci, accueille des enfants scrofuleux. L’hôpital sera agrandi en 1880, puis en 1882, on y ajoute un orphelinat pour les garçons de 7 à 16 ans. Après la 2ème guerre de 1939/1945, l’hôpital est définitivement affecté aux enfants convalescents traités dans les hôpitaux parisiens. Il devient ensuite, un site pour les enfants placés en foyer par la DDASS. Inutilisé depuis le début des années 2000, celui-ci ferme officiellement ses portes en 2009.
 
A partir de 1857, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans  prolonge la ligne de Sceaux par un tronçon à voie unique de Saint-Rémy-lès-Chevreuse à Limours, qui en sera le nouveau terminus. Le prolongement de la ligne, et la nouvelle gare de Limours, sont inaugurés le 26 août 1867. Celle-ci est ouverte au trafic des marchandises en 1871. Ce nouveau moyen de transports à proximité, permettra à Forges accueillir encore plus de visiteurs venus "prendre les eaux".   
 
Et puis et surtout, en 1861, Forges prend le nom de Forges les Bains suite à une requête déposée auprès de Napoléon III. Grâce à cela, Forges les Bains de connaîtra une grande activité, les sources thermales bien sûr, mais aussi à la création de la Société Fermière des Eaux de Forges les Bains en 1906…
   
Différents personnages sont nés, décédés ou ont vécu à Forges-les-Bains.
- Benoît Frachon (1893-1975), homme politique et syndicaliste s'est caché pendant la Seconde Guerre mondiale à la villa « Les Roses », rue du Docteur-Babin.
- Roger Lersy (1920-2004), artiste peintre et compositeur musical, vécut à Forges-les-Bains où il s'éteignit.
- Pierre Tal Coat (1905-1985), artiste peintre de l'école de Paris, s'est installé à Forges de 1957 à 1961.
- Pierre Robert de Saint-Vincent, général français, grand Officier de la Légion d'Honneur, juste parmi les nations, membre de la famille de Saint-Vincent à qui appartient toujours le château de Forges les Bains.
- Le comte Serge Dimitrievitch Tolstoy, conseiller d’État russe, cousin éloigné de l’écrivain LéonTolstoï (1828-1910) auteur du "roman Guerre et Paix", et du poète Alexis Tolstoï (1883-1945) auteur du roman historique "Ivan le Terrible ou La Russie au XVIe siècle", s’installe avec son épouse dans la maison basse qui jouxte le chemin de la Fontaine au Curé, puis il achète ce que nous appelons la maison russe, sur la place de l’église et la maison située derrière l’église.
- La chanteuse Lââm née à Paris, a été placée au centre d’accueil de Forges-les-Bains par la DDASS, durant 3 ans dans les années 1980.
- Le chanteur Maître Gims arrivé en France à l’âge de 2 ans, à été placé au centre d’accueil de Forges-les-Bains par la DDASS à 3 ans avec ses deux frères.
 
De nos jours, Forges les Bains abrite encore de nombreux patrimoines architecturaux de son glorieux passé ! On peut citer entre autres: L’église, la mairie (le château de La Halette), Le château de Forges-les-Bains, L’Hôpital des enfants, fermes fortes et lavoirs, belles maisons de maître… Des lieux que nous découvrirons ensemble lors de prochains articles. Mais, c’est aussi des paysages où il fait bon s’y promener en famille, des bois dans lesquels il fait bon s’y perdre, surtout quand au sortir, la simple vue d’une prairie vous ramène le temps d’un instant magique, quelques siècles en arrière. Alors oui, notre commune est à la fois rurale et urbaine. Un peu comme une sorte de point d’équilibre entre tradition et modernité, entre hier et aujourd’hui, voire même, peut-être, demain… Ici, le paradis est devant nos yeux, encore faut-il y consentir un doux effort pour les ouvrir ! Et là… il est rare que l’on soit déçu de ce que l’on perçoit !
 
La découverte de ce qui nous entoure ne peut se résumer à ces quelques lignes ! Alors si vous le voulez, nous partirons ensemble au cours de prochains articles, plus en détails, à la découverte de l’histoire et du patrimoine qui ont marqué notre commune. Mais aussi, de la diversité et la singularité qui caractérisent son patrimoine culturel et naturel. Nous sillonnerons ensemble Forges les Bains et ses alentours connus ou méconnus, à la découverte de ses secrets, de lieux ou endroits cachés, insolites, surprenants, qui méritent le détour !
 
Sources : "Forges Les Bains" de Marcelle Petit Edition du soleil natal - Wikipédia.
Photos : Livre "Forges Les Bains" de Marcelle Petit  - "Hôtel de Ville de Forges les Bains" Yves Ducourtioux.

  Éric.L

  

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